Not Lost in France

Poetry

Avril 2008.

Des Pas sans Sens.

 

Ils se

croisent

dans la

nuit,

dans leur

nuit

peuplée de

silences

et

de

cafés

en

solitaires

sur les terrasses,

bondées

où chacun

fait semblant

d’être dans

la vie.

Dans leur

vie

de faux semblants,

de qui a fait

quoi ,

de leurs

histoires,

des baisers

des

amantes

d’avant,

quand

un soleil

d’hiver

faisait languir

un printemps

rempli

d’autres

histoires,

d’autres

espoirs,

et

un pas

qui s’arrête

enfin,

pour partager

ce café

qui refroidit,

ce café

sans

 sens.

 

David English © Avril 2008.

 

Douceur et Douleur.

Une plage

les vagues à  l’âme
se sont mêlés
aux galets usés
par le temps,
d’un temps
où 
main dans la main
le destin s’était
moqué en silence
de leurs rêves
en
indiquant ce chemin
entre les deux
cabines en bois.
Un ciel bleu,
le soleil,
l’insouciance
d’une jeunesse retrouvée,
leur instant
de bonheur,

un café en terrasse,
ce regard
comme d’autres

les mots sont restés
dans les gestes
de cette main,
de ces doigts
si fins

ils ont tenu 
cet avenir
fragile.
Aujourd’hui
 chaque jour
et
chaque nuit
de ce printemps
pas si distant
s’effacent,
et,
avec
chaque doux vague
à
l’âme,
sur cette plage
déserte
en pleine ville,
les rêves qu’ils ont eut
ne sont que des reflets
fuyants
et
éphémères
dans   l’océan
mouvementé
d’autres
histoires,
et
d'autres
souvenirs.

David English © Avril 2008.




La Joueuse d’Echec.

Ce n’est pas
sa faute,
le jeu
était tronqué
dés le départ,
dés son enfance,
dés qu’elle a entendu
le mot
Aimer.
Ils n’ont pas su
transmettre ce qu’elle
attendait,
et ce
qu’elle
attend
toujours,
sous cette pluie
de printemps.
Malgré ses amours,
malgré ceux qui
l’ont aimé,
et,
sous ses
faux airs de
femme
accomplie,
à chaque pas
hesitant,
elle joue
sa
vie et
ses
amours.
Elle est
 reine
d’un jour,
en
attendant
son
 roi.

David English © Avril 2008.

A Qui ?

A qui ces
mots
sur cette feuille
blanche
et
innocente,
avant
que
la pensée
la
fasse chanter
ou
pleurer ?
A qui ces
mots
qui n’ont
pas de sens,
sauf celui
qu’on
leur donne ?
A qui ces
mots
sur cette feuille
blanche
quand l’innocence
est
trahie par une
lecture
trop appuyée ?
A qui ces
mots
qu’un poète
offre
à
qui veut bien
les
comprendre ?
Ces mots,
qui luttent,
qui hurlent,
qui peinent
à
trouver un
sens
à des amours
passés
qui n'avaient pas
de
 sens.
A qui ces
mots
sur cette feuille
blanche
s’adressent t il ?
Comme dans un rêve
familier
où naviguent
les femmes
imaginées,
 où,
et
quand,
s’arrête notre
propre
innocence.

David English (c) Avril 2008.




Une Rose Jaune.

Elle est là,
parmi
les autres,
se fondant dans
la foule
d’un écrin
jaune flamboyant.
Derrière son écran,
bien cachée,
elle suit
en douceur,
comme les autres,
le passage du
temps
et
le soleil
qui la nourrissent.
Son corps si fier
avec ses feuilles si fines
et ses
épines enfin
adoucies,
s'ouvre comme
 ses
sœurs
pendant qu’autour
d’elle,
tout brûle,
laissant cette terre,
sa terre,
aride.
Puis,
la nuit
la happera avec
sa froideur,
sans cesse, 
chaque jour
qui passe,
et 
elle se courbera
une dernière fois,
et se fanera
avec l’accolade
silencieuse
d’un jardin
sans
âme.

David English © Avril 2008.



Femme Solitaire.

Forte et
fragile
à la fois,
prés, puis
loin,
s’attachant,
se détachant
de ceux
qui
l’entourent.
Son jeu
la commedia d’elle
arté
sans égale,
jouant
devant l’auditoire
déjà captivé
par
son regard,
par le sourire.
Ses paroles
se perdant
dans la foule
qu’elle crée
à chaque fois
de toute
pièce.
Forte et fragile
à la fois,
s’attachant,
se détachant,
sauf dans le confort
de son propre
solitude

le théâtre
se vide
chaque soir
petit à petit,
devant cette femme
si forte,
et si
fragile
à
la
fois.

David English © Avril 2008.


Silence.

Silence trompeur,
silence de mort,
silence
de ceux
qui osent plus.
Silence d’un
église,
où les prières
se font rares.
Silence qui
rendre sourds
à
force de l’écouter.
Silence
quand un enfant
ne pleure
plus.
Silence
noir des murs
qui s’adressent
à qui veut
bien essayer de
les
entendre.
Silence en attendant
l’écho
d’une vallée lointaine,
silence qui
happe,
qui
déchire.
Silence
des amants
d’avant.
Silence des mots
sur une page
blanche.
Silence
de ceux
que la vie
effraie.
Silence qui nous
entoure
avec le silence
de
l’autre.

David English © Avril 2008.




Le Passage.

Sous un ciel

bleu,

la douce suggestion

des nuages troubles

sont presque

toujours

présente.

Derrière le sourire

et

le corps

qui

vous enchante,

ils se cachent. 

Les secrets d’une

autre vie,

d’autre temps,

mais, pris

dans nos élans, les sens

qui se réveillent

dans ce

tourbillon

de ce qu’on

croit

être

l’amour,

on oublie,

et en aveugles

transis

on se serre

de plus en plus

prés

chassant

nos peurs,

et

ces amours d’avant.

Les rideaux

de nuit qui

cachent à peine nos corps

nus

éclairés par cette

lune d’hiver

deviennent

 témoins

uniques

de nos histoires,

et

de

notre

 fuite.

 

David English © April 2008

Website Traffic Analysis