Below is my all time favourite poem. There is such a haunting magic about these words that each time I read it I can easily imagine the world in which these words were formed.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
This is a poem I wrote some time ago which I hope has that same haunting, melancholic magic?
Illusion.
Elle n'était qu'illusion
une de plus,
mais
que dire des regards
croisés
au café dans une
ville sans nom.
Son chemisier
légèrement ouvert
révélait
des seins cachés
sous un fibre si
fine
que l'air d'été
s'amusait
à les effleurer
doucement et sans hâte.
J'ai bu mon café
et je me transformais
en souffle pour le
rejoindre
caressant les douces
rondeurs
un instant
avec délicatesse
écoutant
son silence
puis son
souffle court
quand je l'ai
pressé firmament
contre moi afin
d'explorer
d'avantage.
Son corps animal
se hâtant d'etre
plus prés
encore, et nos
baisers
ardentes allumérent
des feux oubliés,
nos corps qui
s'entrechoquèrent
dans une lutte finale
vers
le vertige, quand
le temps
s'arreta
dans le réflet
d'un miroir brisé.
Un bref passage
prés de la mort,
puis la descente,
et dans
le calme,
mains jointes,
nous attendons dans
ce silence
le matin
pendant que les étoiles
peignaient
un tableau
d'éternité dans un
ciel que personne
ne verra plus.
Illusion parfaite
d'un aprés-midi
où les âmes errantes
cherchaient
des nuits passés
dans le noir d'un café
et le sourire
fugitif d'une
femme.
Dave English (c) May 2006