Not Lost in France

Poetry

Sunday, April 26, 2009

Verlaine and Me!

Below is my all time favourite poem. There is such a haunting magic about these words that each time I read it I can easily imagine the world in which these words were formed.

 

Mon rêve familier

    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
    D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
    Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

    Car elle me comprend, et mon coeur transparent
    Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
    Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
    Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

    Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
    Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
    Comme ceux des aimés que la vie exila.

    Son regard est pareil au regard des statues,
    Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
    L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

        Paul Verlaine (Poèmes saturniens)

My Humble Effort.

This is a poem I wrote some time ago which I hope has that same haunting, melancholic magic?

 

Illusion.

Illusion.


Elle n'était qu'illusion

une de plus,

mais

que dire des regards

croisés

au café dans une

ville sans nom.


Son chemisier

légèrement ouvert

révélait

des seins cachés

sous un fibre si

fine

que l'air d'été

s'amusait

à les effleurer

doucement et sans hâte.


J'ai bu mon café

et je me transformais

en souffle pour le

rejoindre

caressant les douces

rondeurs

un instant

avec délicatesse

écoutant

son silence

puis son

souffle court

quand je l'ai

pressé firmament

contre moi afin

d'explorer

d'avantage.


Son corps animal

se hâtant d'etre

plus prés

encore, et nos

baisers

ardentes allumérent

des feux oubliés,

nos corps qui

s'entrechoquèrent

dans une lutte finale

vers

le vertige, quand

le temps

s'arreta

dans le réflet

d'un miroir brisé.


Un bref passage

prés de la mort,

puis la descente,

et dans

le calme,

mains jointes,

nous attendons dans

ce silence

le matin

pendant que les étoiles

peignaient

un tableau

d'éternité dans un

ciel que personne

ne verra plus.


Illusion parfaite

d'un aprés-midi

où les âmes errantes

cherchaient

des nuits passés

dans le noir d'un café

et le sourire

fugitif d'une

femme.



Dave English (c) May 2006